Myriam V. (Novembre 2000)

 

Mon fils s’appelle Esteban, il avait tout juste 2 ans, il était vif, dynamique, et plus que dégourdi comme tous les petits de cet âge.

La piscine, une joie pour tous, surtout que cette année, on est en avance, il fait déjà beau et chaud au mois de Mai, quel bonheur pour les grands lorsque ce samedi 29 Mai 1999 à midi, ils rentrent de l’école et découvrent la piscine toute prête (3,60 m de diamètre X 90 cm de haut).

Quelle joie pour nous, parents, de les voir si heureux dans l’eau. La piscine, on connaît, cela fait 7 ans qu’on la met chaque année, on connaît les dangers, on est prudents, on enlève toujours l’échelle pour éviter que les petits ne soient tentés d’y aller seuls. Tout s’est toujours bien passé, jusqu’à ce jour, ce triste jour maudit où, pour quelques secondes d’inattention, Esteban est tombé dans cette piscine en empruntant sa petite chaise bébé…

Lorsque l’on s’en aperçoit, pourtant si peu de temps après, il est déjà en arrêt cardio-respiratoire.

Tout sera mis en œuvre dès l’instant même et avant l’arrivée des premiers secours ; après deux mois passés en service de réanimation à l’hôpital, j’ai récupéré, avec forte insistance, mon petit bouchon à la maison. Dix-huit mois après ce terrible drame, Esteban est toujours en état végétatif avec une trachéotomie et une gastrostomie.

Plus de mouvements, plus de nourriture à la cuiller, plus de rires et plus de jeux.

Mais le plus important, il est là.

Quelques litres d’eau responsables de ce drame que l’on pensait tellement éviter, on croyait être si bien informés, et bien attentifs, mais les sept personnes présentes à ce moment-là autour de l’enfant et la piscine à hauteur de fenêtre juste devant la maison n’auront pas suffi !

C’est un drame qui est trop vite arrivé.

-> Lire le communiqué de presse de l'association Sauve qui veut pour aider la famille d'Esteban

Fermer la fenêtre