Martine T. (Mai 1998)

 

Le 31 Mai 1997, notre petit garçon de trois ans est tombé dans la piscine. Les pompiers se sont acharnés pendant quinze minutes pour le réanimer, je crois qu’il était mort. Il est resté quinze jours dans le coma. Les médecins nous laissaient entendre qu’il ne vivrait pas, et que, de toute façon, c’était mieux ainsi puisqu’il avait des lésions cérébrales très graves. Il ne marcherait ni ne parlerait plus et serait une charge trop lourde pour la famille.

Après un mois dans un service de réanimation et de neurologie, le petit a été dirigé vers un centre de rééducation fonctionnelle. Paralysé, il ne parlait pas et était nourri par sonde gastrique. Le centre se trouvant à 80 km de chez nous, j’allais le voir tous les après-midi et le week-end avec mon mari. Je reconnais que je délaissais un peu nos deux filles aînées, mais comment rire et se distraire quand on a toujours envie de pleurer ? Malgré tout, le temps passant, nous reprenions espoir, nous nous sommes renseignés sur les méthodes de « patterning » utilisées à l’étranger.

Et puis, au bout de six mois environ, notre petit garçon est décédé.

Tout cela avait été inutile : le sauvetage, les soins, l’espoir.

Nous nous sommes retrouvés dans une très grande douleur.

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