Geneviève D. (Septembre 2002)

 

Je suis la mamy du petit Rani, deux ans, décédé le 2 août 2004 à Hyères (Var) dans une piscine non protégée et non surveillée, les adultes présents (trois) dans la villa vaquant à leurs occupations sans se soucier de notre petit bonhomme si plein de vie et d’amour.
Comment rester calme alors que j’éprouve un tel sentiment de révolte et d’incompréhension !
Comment peut-on laisser un trésor si précieux seul face au danger dans une inconscience totale ?!
Ma douleur est trop grande, inguérissable, mais elle me donnera la force de me battre jusqu’au bout pour lutter contre l’irresponsabilité d’adultes qui se cachent derrière la fatalité pour apaiser leur conscience… On protège des biens matériels par des vigiles… Nos enfants ne sont-ils pas encore plus précieux ? Un accident est si vite arrivé, alors ...
Une procédure judiciaire est en cours qui devrait aboutir en Correctionnelle. Rien ne nous rendra notre trésor, il nous reste le vide que rien ne comblera jamais, et nous ne recherchons ni un quelconque profit financier, ni une vengeance, seulement une réponse… POURQUOI ???
J’aimerais que notre triste exemple soit utile. LA PEUR DU GENDARME REVEILLERA PEUT-ETRE LES INCONSCIENTS et, si cela devait sauver ne serait-ce qu’une seul petit téméraire par an, au nom de Rani, j’en serais soulagée.

Merci pour l’association, pour son réconfort et son existence.
Merci pour notre famille.

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