Fabienne M. (Décembre 2000)

 

Le 12 Septembre 1999, mon plus jeune fils, Enzo, alors âgé de deux ans et demi, a été retrouvé inanimé au fond de la piscine de nos amis. Immédiatement, les premiers gestes d’urgence ont été pratiqués par un ami possédant le BNS, plus tard les pompiers sont intervenus et enfin le réanimateur de l’hôpital. Le cœur est reparti, hélas le diagnostic fut tout de suite très sévère. Enzo ne survivrait pas très longtemps, son cerveau ayant subi des dommages irréversibles.

Onze jours plus tard, le 23 Septembre, Enzo décèdera des suites de son coma.  

Cet accident s’est produit alors que nous étions invités chez des amis, ils avaient organisé une fête où nous étions 37 invités, il n’y avait que trois enfants en bas âge. La piscine se trouvait à proximité de la maison, ses abords n’étaient pas complètement achevés. Le drame s’est déroulé aux environs de dix-huit heures, alors qu’une dizaine de personnes jouaient au ballon dans la piscine (dans la partie où l’on a pied). Mon mari se trouvait dans la piscine. Quant à moi, je me trouvais dans la maison avec d’autres convives, nous préparions le repas du soir. Enzo était sous la surveillance d’un adulte, ma belle-sœur. A un moment, elle a voulu se changer et a laissé Enzo sous la surveillance d’une enfant. Enzo s’est noyé à ce moment, nous l’avons récupéré dans la partie profonde de la piscine.

Ce drame a bouleversé l’existence de notre famille et nous conforte dans l’idée qu’une piscine non sécurisée est une véritable arme. Par mon témoignage, je veux alerter le public sur ce danger et soutenir l’action de l’association Sauve qui Veut. De nombreuses études prouvent à l’évidence que certains pays en ont pris conscience en rendant obligatoire une clôture de protection avec portillon. Cela a nettement fait régresser les noyades.

Puissions-nous en tirer les leçons qui s’imposent, nos enfant le valent !

Fermer la fenêtre